LOGEMENT
16/12/10
10 ans de la loi SRU : rassemblement devant le ministère du logement

Logement : « Assez de villes hors la loi SRU ! »

 

 

A l’occasion du 10ème anniversaire de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU), s’est tenue le 13 décembre, à l’initiative des élus du groupe communiste et citoyen du Conseil général, une manifestation sous la Grande Arche de La Défense, au pied du Ministère du Logement. Nombreux étaient les élus communistes et de la Gauche citoyenne du département entourés de militants du PCF. Etaient notamment présents : Jacques Bourgoin, maire de Gennevilliers, Patrick Jarry, maire de Nanterre, Catherine Margaté, maire de Malakoff, Jacqueline Fraysse et Roland Muzeau, Députés, Brigitte Gonthier-Maurin, Sénatrice, Nadine Garcia, Marie-Claude Garel, conseillères générales, ainsi que de nombreux conseillers municipaux.

Par ailleurs, une initiative s’est tenue également en soirée, à Montrouge, devant un immeuble en construction avec Marie-Hélène Amiable, Députée-Maire de Bagneux, qui a dénoncé la pléthore de logements privés au tarif exorbitant de 5800 euros le mètre carré.

Ces initiatives avaient pour but d’exiger que la loi SRU –qui impose aux villes un seuil minimum de 20% de logements sociaux- soit appliquée dans toutes les villes du département. En effet, 14 villes des Hauts-de-Seine sont encore hors la loi :

Neuilly 3,58% de logements sociaux, Vaucresson 4,46%, Marnes-la-Coquette 6,61%, Ville-d’Avray 5,93%, La Garenne-Colombes 10,04%, Sceaux 12,67%, Boulogne-Billancourt 12,17%, Saint-Cloud 14,79%, Asnières 17,36 %, Levallois-Perret 17,37%, Bourg-la-Reine 17,43%, Bois-Colombes 18,95%, Antony 19,13%, Chaville 19,90%).

Ces villes doivent participer à la solidarité nationale et départementale par la construction de logements sociaux notamment de types PLUS et PLA-I dans leur commune afin de répondre aux besoins et notamment à la demande de près des 100 000 Altoséquanais.

 

Extraits de l'article du Parisien du 14 décembre 2010:

Promulguée le 13 décembre 2000, cette loi soumet les villes à des pénalités financières si elles n’atteignent pas le seuil de 20% de logements sociaux. La sénatrice Brigitte Gonthier-Maurin se souvient de « combats âpres avec la droite ». Et à entendre ces élus s’emparer les uns après les autres du micro, la bataille est loin d’être terminée.

« Force est de constater que 14 villes du département ne respectent pas la loi, appuie Jacques Bourgoin, maire de Gennevilliers. On pense toujours à Neuilly, mais il y en a bien d’autres. » Vendredi, en séance du conseil général, le groupe communiste et citoyen demandera à Patrick Devedjian « la mise en place d’un véritable plan d’urgence pour le logement social dans le département ». Avec, entre autres, la suppression des subventions départementales pour les villes hors loi SRU, la mise en œuvre d’un plan de relogement pour les femmes victimes de violences, trop longtemps accueillies en hébergement d’urgence, ou encore le doublement du budget logement « pour que tous les projets de réalisation puissent être financés sans attendre ».