MOBILISATIONS
23/06/10
Beaujon est nôtre, sauvons le d'urgence!

Un Conseil municipal extraordinaire consacré à Beaujon, s'est tenu le 22 juin à Clichy devant l'Hôpital. Les élus clichois, les syndicalistes ont pu exprimer toutes leurs raisons de refuser la mort programmée de l'Hôpital.

A terme, ce que le gouvernement et la droite souhaitent, c'est la mort de la santé publique et la marchandisation de la santé en privatisant les soins.
La Loi Bachelot (loi HSPT) enclenche cette mécanique infernale de casse.

Dans le plan de restructuration de l'AP HP, Beaujon serait regroupé avec Bichat, Louis Mourier, Bretonneau et Charles Richet :
" Au nom de la rationalisation et des gains de productivité revendiqués par la ministre de la Santé, il s'agirait de ne garder qu'un seul véritable hôpital par très gros secteur de trois cent à quatre cent mille habitants. Les autres s'ils ne sont pas fermés, ne survivraient que pour dispenser des soins élémentaires ou comme maisons de retraite ou de soins long séjour.", dénonce la CGT.

En 2010, ce sont 129 suppressions de postes - dont 61 sur Beaujon- qui sont programmées et la direction se donne pour objectif de réaliser, en dépit des besoins criants, 17 millions d'euros d'économies à Beaujon même.
A court terme, outre les suppressions de postes, c'est la suppression du service des urgences, du service psychiatrique et le renoncement à la construction de la nouvelle maternité.

La délibération, proposée par le Maire, rendue plus offensive à la demande des élus communistes, a été adoptée à l'unanimité.

Guy Schmaus, président du groupe communiste, a notamment indiqué :
"L’annonce de la démolition future de l’hôpital Beaujon pour construire ailleurs qu’à Clichy, un nouvel hôpital, issu du regroupement entre Bichat et Beaujon, lequel perdrait au passage le tiers de 1 400 lits existants, a de quoi soulever l’indignation et la colère des clichois. (…) Beaujon rasé, c’est donc le cœur de Clichy qu’ils entendent briser. Mais, au fait, ils, c’est qui, c’est quoi, c’est pourquoi ? C’est une décision prise, hélas, par le conseil d’administration de l’assistance publique des hôpitaux de Paris, l’A.P.H.P., présidée par Bertrand Delanoë, mais en application trop docile d’une loi récente. Une loi appelée « Hôpital, patients, santé et territoire », initiée par Nicolas Sarkozy, signée par Roselyne Bachelot et votée par les députés et sénateurs de droite. Une loi niant, sous prétextes d’économies, le droit à la santé pour tous. (…) Or, cette loi dictée par l’Europe des milliardaires, pourtant retoquée par le référendum de mai 2005, enferme les besoins humains dans de sordides calculs comptables. Chaque région disposera d’une enveloppe financière rognée que les préfets sanitaires répartiront sans état d’âme. A l’A.P.H.P., on engage, d’ores et déjà, le regroupement des 37 hôpitaux en 12 territoires hospitaliers pour pouvoir supprimer 4.000 emplois et des services, en commençant par les urgences et la psychiatrie de Beaujon. Déjà, 200 postes ont été supprimés ces dernières années à l’hôpital clichois. On y généralise les emplois précaires et on encourage les infirmières titulaires au départ. Selon cette loi inique, les médecins ne pourront plus donner leur avis. Tout sera commandé d’en haut et les chefs d’établissement deviendront les exécuteurs testamentaires de cette folie destructrice. A Clichy, la directrice de l’hôpital Beaujon se distingue par son zèle en cherchant à contrecarrer le déploiement des ripostes syndicales et politiques. Vous le voyez, chers amis, Mesdames, Messieurs, il ne s’agit pas de rumeurs. Le bulldozer chargé d’écraser la santé publique est en marche, c’est dire à quel point le danger est grand pour nous, pour vous, pour Clichy, pour les 300.000 habitants et salariés de ce secteur et pour le pays tout entier. Chez nous, les réactions syndicales prennent de l’ampleur, les élus communistes s’en félicitent, mais ce n’est qu’un début. Il est encore temps pour contraindre le pouvoir à renoncer à son projet funeste à la condition que nous, toutes et tous, nous nous mobilisions ici et ailleurs jusqu’à obtenir gain de cause, jusqu’au retrait de la loi.Dans l’immédiat, nous exigeons le rejet des regroupements hospitaliers et le maintien comme hôpital de plein exercice de Beaujon et sa modernisation en étroite corrélation avec les besoins et les progrès de la médecine."


 

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