ACTIONS/RÉACTIONS
27/01/16
Justice pour les 8 de Goodyear ! Rassemblement de solidarité jeudi 4 février 11h Place de la Nation

RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITE LE 4 FEVRIER à 11H PLACE DE LA NATION 

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Mauvaise année pour les Goodyear ?

La peine infligée aux huit salariés de Goodyear est d’une extrême gravité et appelle à une riposte d’ampleur. Comme tout récemment à Air France ou à ERDF, elle est une atteinte insupportable aux droits des salariés, des syndicalistes de défendre leurs emplois, en défendant par là même l’intérêt de populations et de territoires saignés par les choix de grands groupes dont la seule boussole est la rémunération des actionnaires au détriment de l’intérêt général.

La liberté ne se divise pas

Elle est aussi plus largement, au même titre que le projet de déchéance de la nationalité, une atteinte à la République et à ses valeurs : peut-on faire vivre les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité en criminalisant l’action syndicale, en interdisant aux salariés d’intervenir sur les choix de leur entreprise ? Contester les choix stratégiques patronaux, avancer d’autres propositions doit-il devenir un délit puni de prison ferme ?

Comme pour d'autres syndicalistes poursuivis au pénal, les militants écologistes assignés à résidence, nos concitoyens harcelés pour la couleur de leur peau ou les militants poursuivis pour délit de manifestation, nous ne l’acceptons pas, nous ne le supportons pas ; nous n’acceptons pas que la dérive sécuritaire, dans laquelle le gouvernement cherche à nous enfermer, s’accompagne de violations des droits syndicaux et citoyens, des Droits de l’Homme.

Riposter pour l'emploi et les libertés

Le Parti communiste français exprime son soutien et sa solidarité aux salariés de Goodyear. Il exige l’annulation de ce jugement inique et, au-delà, l’amnistie pour tous les militants syndicaux condamnés, conformément à l’exigence portée par le Groupe communiste républicain et citoyen au sénat.

Le Parti communiste français porte l’exigence de moratoires immédiats dès l’annonce de licenciements ou suppressions d’emplois pour permettre aux salariés et à leurs représentants, aux populations et élus des territoires concernés de débattre de propositions, à égalité avec les représentants des directions et avec des droits renforcés en ce domaine.

Il est urgent que se lève dans ce pays l’espoir d’une alternative aux politiques d’austérité et à la mainmise de la finance sur les choix économiques et industriels du pays, l'espoir d'une extension des droits et des libertés au lieu de politiques de répression et d’étouffement des contestations.