SOLIDARITé
01/07/13
Parrainage républicain de sans papiers le 30 juin : L'égalité, c'est des papiers et tous leurs droits !

Le 30 juin, le parrainage républicain de sans papiers a été un des temps forts de la fête de l'égalité organisée par le Front de gauche 92 à Gennevilliers.

"Ce parrainage républicain, c’est d’abord une idée des délégués du Mouvement des Sans Papiers 92, ce dynamique collectif du foyer de Courbevoie. Nous avions soutenu ses premiers rassemblements devant la préfecture des Hauts-de-Seine. Puis, pendant la marche citoyenne du 5 mai pour une sixième république, Abdou N’Diaye, son porte parole, m’a dit que le collectif souhaitait que le PCF organise un parrainage.

Bien sûr, le PCF 92 a aussitôt été d’accord pour le faire. Mais nous avons fait valoir que dans la lutte pour la régularisation des sans papiers, il n’y avait pas que des communistes : d’autres forces politiques, à commencer par celles qui sont rassemblées dans le Front de gauche, des syndicats, des associations, des élu-e-s, des citoyennes et des citoyens à titre personnel, sont engagés pour cette cause ; par conséquent  le parrainage devait  être une occasion de nous rassembler, de mettre nos forces en commun, le plus largement possible.

Et quelle meilleure occasion, pour donner la plus grande visibilité possible à un tel moment départemental de solidarité, que la fête de l’égalité organisée aujourd’hui par le Front de gauche ?

Surtout que, depuis le 5 mai, nous avons construit ensemble de belles  mobilisations pour la régularisation des sans papiers. Avec la grève de 45 travailleurs du foyer de Courbevoie, début juin, on peut dire qu’un parrainage de luttes à déjà commencé. La CGT a fait l’essentiel du travail et ça débouche sur une victoire.  Je salue la présence d’Hervé Goix et de Fadima Touré, qui représentent le secteur droits des migrants de la confédération CGT, de Micheline Moulin, de l’Union départementale CGT 92. Je tiens aussi à saluer tous les camarades, élu-e-s et militant-e-s, du PCF, du Front de gauche, du Mouvement de la jeunesse communiste, qui, à Rueil, à Suresnes, à Boulogne ou à Nanterre, ont activement participé au soutien des grévistes. De son côté, le Réseau Education Sans Frontières vient de réussir un beau parrainage de 60 jeunes lycéens majeurs sans papiers lundi dernier au Conseil régional d’Île de France, rassemblant toutes les composantes de la gauche.

Aujourd’hui, nous allons parrainer des membres du collectif du foyer de Courbevoie, du collectif Sans Papiers 92 qu’anime avec courage Ouiza Kadri, et des femmes de l’ASTI de Colombes. Il s’agit d’accompagner leurs démarches pour que leurs situations soient enfin régularisées, que ce soit au titre du travail ou au titre de la vie privée et familiale. Toutes et tous travaillent ici, vivent ici, elles et ils sont des habitantes et des habitants des Hauts-de-Seine qui autant que les autres participent à la richesse de notre vie sociale : ils et elles doivent avoir des papiers et tous leurs droits ! Les aider jusqu’à la victoire, c’est l’engagement des  parrains et marraines, qu’appelleront Dany Bastien et Claire Lesage, coordinatrices de l’évènement, dont les compétences et l’expérience seront utiles pour faire avancer les dossiers. C’est aussi l’engagement de l’organisation Femmes Egalité, qui propose de parrainer collectivement les femmes qui le voudront, en lien avec les autres acteurs du réseau.

Ce parrainage s’inscrit pleinement dans les combats du Front de gauche pour l’égalité, pour les droits et pour l’émancipation de la personne humaine. Il est une riposte populaire contre la montée du racisme et de la xénophobie, qui empoisonne notre société. Il est une exigence d’en finir vraiment avec les lois et les pratiques héritées de la droite. Mais je ne développe pas plus. Tout à l’heure un camarade du PG précisera le sens que la coordination du Front de gauche 92 donne à ce parrainage. Et il ne faudrait pas que les paroles des partis remplacent  celles, tout aussi politiques au bon sens du terme,  de ceux qui sont les premiers concernés sur le terrain des luttes. Je passe donc la parole aux représentants de la CGT, aux délégué-e-s des sans papiers, puis, dès les cartes de parrainage échangées, à des parrains, des marraines, à des parrainé-e-s qui le voudront."