AMNISTIE DES SYNDICALISTES
24/04/13
Refuser l'amnistie sociale, c'est une violence !

Communiqué du PCF 92. 24 avril 2013

Alain Vidalies, ministre des relations avec le Parlement, vient de déclarer que le gouvernement s'opposera, lors de son prochain examen à l'Assemblée nationale, au vote de l'amnistie des syndicalistes. Ce texte qui a rassemblé une majorité de gauche au Sénat sur une proposition des parlementaires communistes et du Front de gauche s’inscrit dans les valeurs de gauche. L’annonce du ministre est un renoncement invraisemblable.

L’amnistie de celles et ceux qui ont lutté courageusement contre la casse de l’emploi, pour le droit au logement ou encore en soutien aux côtés de familles sans-papiers ne devrait non seulement souffrir d’aucune tergiversation de la part d’un gouvernement qui a promis le changement. Mais elle devrait être le point de départ de réformes ambitieuses de justice sociale et de solidarité, pour l’emploi, sa sécurisation, de nouveaux droits pour les salariés…

Au lieu de cela, à l’heure où les chiffres du chômage atteignent des taux historiquement élevés, le gouvernement se plie aux injonctions du Medef et laisse entendre que le « choc de moralisation » passerait par la condamnation de salariés, de citoyennes et de citoyens qui ont mené de courageuses luttes dans l’intérêt de toutes et tous.

Dans un pays plongé dans une crise que les politiques d’austérité aggravent, où l’on explique chaque jour aux citoyens qu’ils devront se serrer un peu plus la ceinture, où face à des salariés en grève on oppose des centaines de CRS, refuser d’amnistier est une violence car elle est le signe d’une injustice profonde et d’un abandon.