ECONOMIE
16/11/11
Suppressions d'emplois à PSA : une saignée inacceptable ! Le temps est venu pour le gouvernement d'agir

PSA Peugeot-Citroën vient d’annoncer 6.800 suppressions de postes, dont 5.000 en France afin « d’économiser » 800 millions d’euros.

En France, 1.900 postes vont être supprimés en production et 3.100 parmi les structures du groupe. Pour la première fois, c’est l’activité       « Recherche et Développement » qui paie le plus lourd tribut avec 2.100 postes supprimés en France, soit plus de la moitié de l’effectif total du constructeur automobile dans ce secteur, alors que dans le même temps PSA accélère le développement des centres « Recherche et Développement » au Brésil et en Chine.

Les sites de la région parisienne sont particulièrement touchés avec 600 postes en moins à Vélizy et 400 à La Garenne.

A cela s’ajoutent les craintes graves qui pèsent sur les sites d’Aulnay-sous-Bois et de Sevelnord.

Cette saignée est inacceptable ! D’autant que le chiffre d’affaires de PSA du 3ème trimestre est en hausse de 3,5%, et de 7,7% depuis le début de l’année. Pour la branche automobile, l’augmentation est de 4,4% depuis janvier.

A cela s’ajoutent 11 milliards d’euros de réserves financières. 257 millions d’euros ont été versés en 2011 aux actionnaires, M. Philippe Varin, PDG de PSA, s’octroyant pour sa part une rémunération de 8.900 euros par jour, samedi et dimanche compris !

Les salariés du groupe ont raison de refuser la dérive financière des choix de PSA qui hypothèquent gravement l’avenir.

D'autres choix sont possibles, à condition de vouloir préserver à ce groupe sa vocation industrielle pour produire des véhicules répondant aux besoins populaires et aux défis environnementaux.

Je soutiens l’action des salariés et je continuerais d’agir à leurs côtés dans ce sens. J’en appelle aussi au premier Ministre : le temps est venu pour le gouvernement de prendre enfin ses responsabilités et de peser sur la direction de PSA en faveur de l'emploi et du devenir industriel de notre pays.