SANTé
19/09/11
Démantèlement de la CPAM 92 : Intervention des 4 parlementaires communistes du 92.

A l'annonce de la fermeture de 19 centres de sécurité sociale dans les Hauts-de-Seine, Marie-Hélène AMIABLE, Jacqueline FRAYSSE, Roland MUZEAU, député-es des Hauts-de-Seine, et Brigitte GONTHIER-MAURIN, Sénatrice des Hauts-de-Seine, se sont adressés le 14 septembre dernier, à Monsieur Franck Durand, Président de la CPAM 92, afin de demander le retrait de ce projet de fermeture et l'arrêt du démantèlement de la Sécurité sociale.

 

Monsieur le Président,

Nous venons d’apprendre avec inquiétude le projet de la direction de la Caisse primaire d’assurance maladie des Hauts-de-Seine de fermer 19 centres d’accueil dans le département.

Le récent rapport de la Cour des comptes sur l’application de la loi de financement de la sécurité sociale consacre une bonne partie de ses développements à sa dette sociale, soulignant une mauvaise gestion. Nous déplorons que les véritables causes de ce déficit, que sont le chômage, les exonérations de cotisations sociales patronales sans contrôle ni contrepartie, le très faible niveau des salaires ne soient pas approfondies.

Toutes les dernières mesures gouvernementales ne visent qu’à diminuer des dépenses et ainsi réduire les prestations de la sécurité sociale. Cette vision de court terme n’apporte aucune perspective et détruit petit à petit les principes fondateurs de la sécurité sociale. Les inégalités de revenus amplifiées par la crise, comme l’a souligné récemment l’Institut national de la statistique et des études économiques, nous montrent que les économies ne sont pas à réaliser auprès des usagers, au contraire.

Ce projet de fermetures de près de la moitié des centres d’accueil s’inscrit malheureusement dans cette démarche. Les populations fragiles de nos villes de banlieue, les personnes âgées, les malades seraient contraints d’effectuer de longs trajets.

Le lien entre la Caisse et les bénéficiaires, déjà amoindri par la réorganisation de 2005 et le recours systématique aux nouvelles technologies, deviendrait plus difficile encore. L’accès, la personnalisation et la proximité du service seraient gravement remis en cause.

Nous sommes d’autant plus étonnés par ces orientations que votre Caisse s’était engagée en 2005 à développer l’accueil en augmentant le nombre de points dans le département. Tel n’est, semble-t-il, plus le cas aujourd’hui. Nous nous interrogeons également sur le nombre d’emplois qui pourraient être supprimés.

Nous nous permettons de vous rappeler l’exposé des motifs de l’Ordonnance du 4 octobre 1945 stipulant que « La sécurité sociale est la garantie donnée à chacun qu'en toutes circonstances il disposera des moyens nécessaires pour assurer sa subsistance et celle de sa famille dans des conditions décentes ». Le projet prévu par la Caisse des Hauts-de-Seine constitue une entorse à ce principe. Aussi, nous vous prions de renoncer à ces fermetures [...].