FRONT DES LUTTES
22/09/11
Solidarité avec les salariés en grève de la faim devant le siège de Lafarge à St Cloud

Devant l'annonce de fermeture de l'usine Lafarge à Frangey et alors que Lafarge fait des bénéfices records, 12 salariés et le maire de Frangey occupent l'entrée du siège social à St Cloud depuis mardi 20 septembre et y mènent une grève de la faim.

« En surcapacité dans un marché local de petite taille et qui peut difficilement s’adapter à l’évolution des besoins en nouveaux ciments à faible empreinte environnementale ...
La messe est dite : langage technocratique, voix du pouvoir et de la force. La direction de Lafarge Ciments a communiqué ! »

Eux, ils se battent pour le maintien de l'industrie et des compétences de chacun d'entre eux :

Vous pouvez suivre leur lutte sur leur blog à cette adresse :

http://frangey.over-blog.com

Et vous pouvez leur apporter votre soutien en signant la pétition en ligne

Aujourd'hui, rendez-vous est donné à tous les militants, aux syndicalistes, aux élus et aux symapthisants à 11 heures devant le siège social du groupe Lafarge au 5 Boulevard Louis Loucheur à Saint-Cloud pour manifester notre solidarité aux 12 grévistes.

Hier, Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice des Hauts-de-Seine a alerté le ministre de l'Industrie Eric Besson sur la situation très préoccupante des grévistes et pour demander une reprise des négociations avec la direction de Lafarge :

Depuis presque trois jours, douze salariés de cette cimenterie sont en grève de la faim devant le siège social du groupe à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) pour exiger le retrait définitif du projet de fermeture de leur usine.
Je les ai rencontrés aujourd'hui : ce sont des hommes, des salariés, déterminés à se battre jusqu'au bout pour sauver leurs emplois, conscients des risques graves encourus pour leur santé. A ce jour, ils ne sont d'ailleurs toujours pas pris en charge par un encadrement médical et psychologique adapté, et cela malgré les engagements de la direction.

Par la fermeture de cette cimenterie, ce sont 74 emplois qui sont directement menacés. Ce sont aussi près de 500 emplois indirects qui seront impactés, comme le dénonce Monsieur Jean-Claude Galaud, maire de la commune de Frangey et président de la communauté de communes, engagé lui aussi aux côtés des salariés de cette cimenterie.

Au-delà de la déconstruction d'un territoire, je suis consciente de la situation humaine d'urgence à laquelle nous sommes confrontés.
C'est pourquoi je vous remercie de prendre toutes les dispositions pour la mise en place immédiate d'un suivi médical et psychologique pour les douze grévistes de la faim et pour la conduite de négociations permettant la sauvegarde du tissu et du patrimoine industriels dans ce département.