PRéSIDENTIELLES ET LéGISLATIVES 2012
30/06/11
Place au Peuple : Meeting Front de Gauche à Jaurès le 29 juin 2011

Sous le soleil couchant, on a monté un village militant sur la place Stalingrad, le concert commence par donner le ton, des drapeaux flottent, et les discours électrisent les militants, les passants, les sympathisants et les curieux  :

Voilà notre entrée fracassante sur la Place, à la croisée des chemins qui mènent à 2012. On a compté plus de 6000 personnes au plus fort de la soirée venues soutenir une démarche, des formations politiques, un programme et le candidat que toutes ces formations ont désigné pour porter leurs idées à l'ensemble des citoyens, au peuple tout entier.

Un tour d'horizon de la presse du jour qui rend compte de ce moment militant :

L'Humanité :

Entre 4000 et 5000 personnes ont assisté ce mercredi soir au coup d'envoi de la campagne présidentielle du Front de gauche. Une campagne collective et combative lancée d'un lieu symbolique - la Place Stalingrad, près du métro Jaurès, à Paris - comme un salut fraternel adressé aux manifestants de Grèce, d'Espagne, de Tunisie ou d'Egypte.
Tour à tour Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, Martine Billard, Co-présidente du PG, Christian Picquet, Président de la Gauche Unitaire, Laurent Jallamion (République et socialisme), Danielle Obono (Convergences et alternative) et Clémentine Autain (FASE), ont pris la parole.
Ce fut ensuite au tour de  Jean-luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche à la présidentielle, qui synthétise: "Nous ne sommes pas réunis pour rassembler un candidat, mais une force collective". Il a rendu hommage aux communistes qui ont "rendu possible notre union, notre programme populaire partagé, notre candidature commune à l'élection présidentielle et aux législatives", en votant pour sa candidature le 18 juin dernier. Dans la foule d'hommes et de femmmes de tout âge qui applaudissent, plusieurs drapeaux communistes du PCF s'agitent.
La deuxième "dédicace" de l'eurodéputé est allée à Xavier Mathieu, syndicaliste CGT qui avait refusé de se soumettre à un prélèvement d'ADN, relaxé ce mercredi, ce qui montre que "l'action syndicale pour protéger son gagne-pain n'est pas un crime, c'est un droit!'".
Taclant "le tohu-bohu" à gauche (visant le PS et Europe-écologie Les Verts), fustigeant le Front national qui entre autres "propose de renoncer à notre grandeur", l'eurodéputé du Front de gauche assure: "Nous sommes le pôle de stabilité et d'union". En faveur d'"une nouvelle révolution citoyenne", il égrenne ensuite les principaux axes du programme: "partage des richesses" avec l'instauration d'un "salaire maximum (grand succès dans le public), "planification écologique", titularisation des précaires de la fonction publique, ou encore constitution d'une "VIe République".
Peu avant lui, Pierre Laurent (PCF) avait assuré que le FG entrait "en campagne, pour chasser la droite", "pour débarrasser la France du Front national", "pour construire l'espoir" et pour ne pas se laisser voler le débat démocratique".

Le Monde :

La place Stalingrad, dans le 19e arrondissement de Paris, était bondée, mercredi 29 juin au soir, pour le premier meeting de campagne du candidat du Front de gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon. Arrivé en vedette, après un concert et différentes prises de parole de ses partenaires politiques ou associatifs, l'ancien ministre socialiste a prononcé un discours enflammé, vantant ce Front de gauche, "parti de la radicalité concrète" qui représente "le pôle de stabilité de la gauche".
Promettant de "prendre beaucoup" pour récupérer "les milliards passés des poches du travail à celles du capital", de sortir de l'OTAN ou de titulariser les précaires de la fonction publique, l'eurodéputé a également fustigé Marine Le Pen alors que quelques drapeaux français étaient agités dans l'assistance.

Libération :

Meeting à plusieurs voix avec les communistes et autre formations de la gauche radicale alliés pour 2012. "Quand commence une insurrection civique [...] ce n'est pas d'une alternnace à la papa dont il est question", s'est exclamé l'ex-socialiste et coprésident du Parti de gauche. Jean-Luc Mélenchon promet une "rupture", "une révolution citoyenne, pacifique, démocratique avec des bulletins de vote dont nous n'avons jamais eu peur !".

Le Parisien :

Pari réussi pour le lancement de campagne de Jean-Luc Mélenchon. [...] "Nous sommes le peuple, nous sommes le monde, nous sommes l'intelligence", s'est-il enflammé devant les drapeaux agités sur la place.
Interdiction d'utiliser plus de 5% de précaires dans les entreprises, établissement d'un salaire maximum... Mélenchon a lâché quelques unes des mesures du futur programme du Front de gauche. Celui-ci sera présenté en septembre prochain à la fête de l'Humanité. "Ne doutez pas de notre force" a conclu l'orateur Mélenchon, avant d'entonner l'Internationale et la Marseillaise.

Médiapart :

Dans les premiers rangs, une dizaine de drapeaux tricolores. Au micro, plusieurs appels au «peuple souverain» et à la «résistance» (un refrain entonné de longues secondes au milieu de son discours), et de récurrentes odes à la France, conclues par la lecture du couplet final de la chanson éponyme de Jean Ferrat.

Laissant le soin au secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, de fustiger le gouvernement Sarkozy et le Front national, Mélenchon s'est consacré à évoquer quelques propositions déjà énoncées, mais qui continuent à faire mouche. Comme «la titularisation de tous les précaires de la fonction publique», et la mise en œuvre d'un seuil maximum de 10% d'emplois précaires «dans toutes les entreprises», ou un salaire maximum limitant l'écart de revenus de un à vingt. Enfin, un message adressé au peuple grec : «La rage au cœur nous vous disons: "les mauvais jours finiront !" Et voyez ici ce qu'il en coûte de capituler devant ceux qui vous proposent des compromis qui n'en finissent jamais.»

 

Le discours de Jean-Luc Mélenchon est disponible sur la site de la chaîne LCP : vidéo disponible ici