INTERNATIONAL
15/06/11
Affaire Battisti : réaction de Nicole Borvo Cohen-Seat

La Cour suprême du Brésil vient de confirmer la décision de l’ex-Président Lula da Silva : Cesare Battisti ne sera pas extradé vers l'Italie et a été mis en liberté. Je me réjouis de cette issue en faveur de laquelle je suis intervenue à plusieurs reprises, faisant valoir notamment deux principes qui me paraissent fondamentaux : le principe de prescription qui veut qu'en toute matière le temps efface les peines encourues, comme il change les hommes et les femmes eux-mêmes. D’ailleurs, les peines alors prononcées à l’encontre des brigadistes italiens étaient si lourdes, si « exceptionnelles », qu’elles n’existent plus en Italie et ne valent plus que pour eux ; le principe de réconciliation qui veut qu'en politique - hormis ceux contre l'humanité et de génocide - les crimes puissent être dépassés, permettant à la communauté des Hommes de se reconstruire. Je regrette donc une nouvelle fois la réaction des autorités italiennes. Il serait positif que celles-ci acceptent enfin de se pencher avec le recul de plusieurs décennies, d’une manière apaisée, sur ce qui fut une période sombre de l’histoire de leur pays.

Nicole Borvo Cohen-Seat,

                                         Responsable de la commission Justice au PCF,