Au seuil d’échéances importantes, Nicolas Sarkozy, mâtiné de populisme, a annoncé la couleur. L’injustice sociale, qui a caractérisé l’action du Président, restera la boussole du candidat enfin déclaré de l’UMP. Évidemment, patronat et marchés financiers applaudissent.
Le débat doit donc plus que jamais s’intensifier et devenir l affaire du plus grand nombre. Car la question posée n’est rien de moins que d’ouvrir enfin les voies d’une politique véritablement au service de la réduction des inégalités, de la misère, en capacité de relever le défi social, démocratique, environnemental, économique auquel les peuples sont confrontés.
De deux choses l’une. Soit la finance et les politiques qui la soutiennent poursuivent leur course folle, semant partout désastres et désespoirs, soit les exigences sociales qui s’expriment trouvent à s’incarner dans un projet politique novateur, en capacité de réussir parce qu’il fera le choix de « l’Humain d’abord ». Les tergiversations ne sont plus de mise.
Marine Le Pen et le FN ne savent plus à quel saint du populisme se vouer et François Bayrou, qui de tout temps a emboîté les pas de l’UMP, tente de convaincre des bienfaits d’un capitalisme déguisé.
Décidément, il faut tout mettre en œuvre pour bouter hors des responsabilités et partout la droite et ses comparses.
Mais les échéances électorales sont aussi l occasion de débattre en grand des conditions et des contenus que doit revêtir une alternative à gauche pour ne plus décevoir. Chacune, chacun sait bien que des options différentes, voire divergentes s’y expriment comme par exemple à propos du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) ou de la TVA dite sociale. Ce débat sur les choix que la gauche a à opérer doit se poursuivre.
C’est le sens de la mobilisation du Front de gauche, de son candidat à la Présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, de ses candidates et candidats aux législatives. Femmes et hommes engagés dans la proximité, déterminés et disponibles, elles et ils veulent construire, dans un dialogue étroit avec le peuple, des confrontations, une élaboration pour décider des réformes de fond à entreprendre, élire celles et ceux les plus à même de les porter avec détermination. Loin d’affaiblir ou d’affadir la gauche, cet engagement au service de «l’Humain d’abord » est constitutif de sa réussite.